Les Inconvénients Du Métier De Profiler

On s’en doute, la profession de Profiler n’est pas de tout repos. En premier lieu parce qu’il fréquemment affronter le scepticisme d’autres flics qui apparentent davantage cette science 
à de la magie noire qu’à un véritable outil d’investigation. Mais ces réticences ne sont rien par rapport au stress provoqué par la peur de se tromper : une erreur de diagnostic et c’est 
un innocent qui sera inculpé de meurtre. « Cette angoisse m’a beaucoup affecté, confie John Douglas. J’en ai tellement souffert que j’ai développé une encéphalite qui a failli me tuer 
en 1983. J’étais paralysé et mon état a nécessité cinq mois de soins intensifs ». Par ailleurs, comme on peut le deviner, ce stress a eu des répercussions sur sa vie familiale. 
« Pour évacuer cette tension, j’ai fait beaucoup de sport, dit-il, mais je  n’ai pas pu m’empêcher de tomber dans l’alcool. J’avais besoin de m’anesthésier face à tout ce dont j’avais 
été le témoin. Comme je suis athée, je ne pouvais pas me raccrocher à des valeurs religieuses. Quant à ma famille, je ne la voyais pas assez pour qu’elle m’apporte du réconfort. Avec 
la vie que j’ai mené je me demande comment j’ai fait pour avoir des enfants qui ne présentent aucuns troubles psychologiques ! »

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